Le Matérialisme Divin - Tome 1

Relate le cheminement de Mère depuis son enfance jusqu’à sa rencontre avec Sri Aurobindo, puis son travail avec lui jusqu’en 1950.

21 publications de Satprem

de Sophocle à Sri Aurobindo
Dans cette vaste fresque, qui n’a rien d’un essai didactique, Satprem met en évidence le fil conducteur qui relie Sri Aurobindo, Sophocle et les Rishis védiques et commente : « Entre un Occident post-socratique qui ne croit qu’en ses pouvoirs mécaniques sur la Matière et une Asie post-védique qui ne croit qu’en sa libération de la Matière, Sri Aurobindo incarne un autre grand Tournant de notre destinée humaine… »

TRILOGIE de Satprem : 1. Le Matérialisme Divin / 2. L'Espèce Nouvelle / 3. La Mutation de la Mort
Le 26 octobre 1975, quelques mois à peine après avoir commencé cette trilogie de quelques 1400 pages comme un prélude à l’édition de l’Agenda de Mère, Satprem notait sur un bout de papier : « J’ai ramassé mes dernières énergies, j’ai écrit ce livre comme on fait un dernier acte avant de quitter son corps, et j’ai trouvé en route… quelque chose, qui a tout changé. Puissent ceux qui me lisent découvrir avec moi ce quelque chose qui change le sens de la vie et de la mort. »
Carnets d’une Apocalypse, tome 1 page 120
© Éditions Institut de Recherches Évolutives

Relate le cheminement de Mère depuis son enfance jusqu’à sa rencontre avec Sri Aurobindo, puis son travail avec lui jusqu’en 1950.

De 1950 à 1968, la poursuite de l’œuvre de Sri Aurobindo, Mère à la recherche d’un nouveau mode d’être.

Évoque les dernières années de Mère, de 1968 à 1973, la période la plus critique, la plus poignante, au cœur de sa découverte.
Conte préhistorique et posthistorique
Collection « Aider la Vie »
Mon frère et compagnon Robert Laffont, écrit Satprem, m’a demandé : « Pourquoi n’écrirais-tu pas l’histoire d’un petit garçon dans un bateau qui va à Belle-Ile et qui rêverait de sa vie future et raconterait ainsi ta vie à l’envers… » Mais au lieu d’un petit garçon de maintenant j’ai eu une étonnante vision que je raconte maintenant.

Un « Livre de la Jungle » à l’envers. Mâ, l’Ancienne de l’évolution, entraîne Gringo dans des aventures du passé et de l’avenir de la Terre, de la forêt pré-humaine à la forêt mystérieuse de demain.
Deux tomes de correspondance de Satprem constituant en fait une biographie.
Tome 1 : années 1943 à 1953 (396 pages) – Tome 2 : années 1954 à 1982 (554 pages).
Si ces Lettres d’un Insoumis nous sont précieuses, c’est parce qu’elles nous font toucher, et vivre un peu, ce cheminement de quarante ans, plus riche de sens pour notre époque qu’une quête d’un graal mythique ou même qu’une passionnante aventure de Jules Verne…

Après l'Homme, qui ? Mais surtout : après l'Homme comment ?
À la suite de Darwin, nous ne pouvons pas imaginer une autre espèce sinon comme une « amélioration » de la nôtre, en espérant qu’elle sera moins destructrice. Mais il n’y a pas d’espèce nouvelle possible ni d’avenir sur la Terre à moins que nous n’allions à la racine physique de ce qui fait la Destruction — de tout : hommes et bêtes, depuis des milliards d’années.
Essai en même temps que récit de l’aventure menée par Satprem au cours des années 80.

Un livre des voyages de l’âme, récit d’un périple par les routes de l’Inde et bien d’autres vers un nœud du Destin, où l’homme doit choisir entre la catastrophe une fois encore et l’émergence à une autre conscience : Nous sommes les fils du Ciel par le corps de la Terre.
Un court essai dans lequel Satprem ramasse l’essence de l’expérience de Sri Aurobindo et de Mère, expérience qu’il poursuit lui-même dans son corps depuis dix-huit ans, et qui donne un sens terrestre à notre évolution en nous permettant de comprendre le Tournant auquel nous arrivons.

Collection « Aider la Vie »
Robert Laffont a eu à cœur d’écrire un texte de présentation à ce livre et dit entre autres : Satprem et son œuvre provoquent en moi respect et admiration profonde. Avoir publié une très large part de ses écrits demeure une de mes fiertés d’éditeur…
Dans ce livre, Satprem nous donne, sous forme de conte, l’essence de la quête de toute sa vie et de son œuvre, en témoignant de son expérience actuelle.

À l’aide de nombreux extraits de l’Agenda de Mère, Satprem présente l’essentiel de la recherche de Mère. Alors que les scientifiques en sont désormais venus à parler de « programme des cellules », Mère découvrait, par une autre voie, celle de la conscience, ce qu’elle a appelé le « mental des cellules ».

Essai, mêlé d’un court récit autobiographique, sur le sens profond des évènements mondiaux actuels. L’Homo Electronicus ne sera-t-il pas supplanté, comme un jour nous avons supplanté les singes ?

Désormais un classique, traduit en plus de douze langues, cette introduction à Sri Aurobindo (dans une 3ème édition revue et corrigée) ne nous dit pas seulement l’histoire de sa vie, en elle-même une aventure passionnante, mais nous invite aussi à une exploration méthodique du « yoga intégral » de Sri Aurobindo. Et elle nous montre comment il mène à une réhabilitation divine de la Matière, donnant à notre évolution douloureuse son sens et son espoir.

Interview de Satprem par Frédéric de Towarnicki
Satprem, d’une manière très vivante et dans un langage simple, fait le récit de sa vie, son enfance, les camps de concentration où il fut enfermé comme membre de la Résistance, puis ses périples à travers le monde jusqu’à sa rencontre avec Sri Aurobindo et Mère, et offre une excellente introduction à leur œuvre.
Nouvelle édition augmentée d’une lettre inédite de Satprem datée de 1998, Lettre d’un autre âge.
Satprem décrit ici, en une sorte de condensé, le parcours et le besoin de l’âme et du cœur qui mènent à retrouver l’Amour qui a créé les mondes, et la découverte au centre des cellules de ce « quelque chose qui re-connaissait et naissait à son premier Soleil », « son premier enchantement sous les étoiles ».

Un court texte comme un appel aux hommes à se réveiller et à se mettre en quête de la vraie humanité. Car, dit Satprem : ” Même l’homme de Néanderthal aurait honte de ce que nous sommes devenus.”

Texte inédit de Satprem qui faisait partie de son premier essai Sri Aurobindo ou la Transformation du Monde, jamais publié. Ce livret offre une vivante introduction au Véda, décrit les découvertes des Rishis védiques et montre en quoi celles-ci touchent notre monde d’aujourd’hui et surtout de demain.

Petit livret comprenant deux messages radiodiffusés de Satprem respectivement en 1969 et 1972.

Essai sur l'évolution
L’imperfection de l’homme n’est pas le dernier mot de la Nature, disait Sri Aurobindo, mais sa perfection non plus n’est pas dernier pic de l’Esprit. Il ne s’agit certes pas de devenir un surhomme au sens nietzschéen – une « colossalisation de l’humain » qui conduisit à la barbarie que l’on connaît, mais d’ouvrir le regard qui fera jaillir le nouveau monde sous nos pas.

Doël ou le prochain oiseau sur la terre. Sous forme de conte poétique, L’Oiseau Doël est une nouvelle description du cheminement de Satprem, particulièrement dans les années 80 et 90. Peut-être le plus intime de ses écrits, ce livre vit le jour en 1999. Si d’autres projets éditoriaux de Satprem avaient pris le pas jusqu’à son départ en avril 2007, il n’avait jamais abandonné l’idée de la publication de ce manuscrit, qu’il nous a laissé entièrement prêt à cet effet.

Paru aux Éditions du Seuil en 1960, l’Orpailleur était épuisé depuis de longues années. Premier livre écrit (en 1957) par Satprem, l’Orpailleur fait figure d’avant-coureur d’une jeunesse qui allait se mettre sur les routes du monde ou se révolter ici et là sans très bien savoir son sens, qui n’était pas vraiment de trouver des paradis artificiels mais de répondre obscurément à l’appel d’une « nouvelle conscience ».

Satprem rappelle que le mot « apocalypse », transcrit du grec, signifie simplement « mise à nu », « dévoilement ».
À propos de ce Tome 1, Satprem dit : « Tout de même, après beaucoup d’hésitations, nous avons voulu publier dans ce premier volume de mes Carnets quelques-unes des innombrables lettres écrites comme un cri d’appel pour “faire comprendre” qui était Mère, ce qu’Elle faisait, ce qu’Elle voulait pour la terre, et mes brèves notations succinctes et elliptiques des faits en cours. »
Et là nous sont révélées l’ampleur et l’acuité de la lutte engagée par Satprem et Sujata pour continuer l’Œuvre de Sri Aurobindo et Mère. En prologue Satprem note des Visions et Faits avant le départ de Mère, puis, après le départ de Mère, se déroule sous nos yeux ce combat qui commençait par la protection, puis l’édition, de l’intégralité de l’Agenda de Mère. C’est le récit extrêmement vibrant des difficultés de toutes sortes traversées à ce moment-là : la « bataille de l’Agenda » car, écrit Satprem :
« J’avais un Secret, allait-il être englouti une fois de plus sous les décombres d’une “civilisation” ou d’une autre ?
Et ailleurs, Il fallait DIRE. Personne ne savait ce qu’était ce prodigieux Agenda de Mère, le Pouvoir qu’il contenait – le Chemin. Cet unique Chemin au bout de tant de millénaires de Malheur, cette Réponse à nos âmes et à nos corps qui avaient tant brûlé en vain […]. Cette fois-ci la loi changeait, il fallait le dire, et le Moyen. »
S’il est vrai que ces années sont douloureuses, Satprem écrit aussi. « Et puis on voit cette Grâce prodigieuse qui vous porte à travers tout et en dépit de tout, qui fait venir juste à temps l’aide voulue […]. Alors, aussi, on s’aperçoit matériellement, physiquement, que LE CHEMIN EST FAIT, sinon, on n’aurait jamais pu faire un pas là-dedans.
Et il prévient : « Mais le But de ces Carnets, la vraie bataille restait devant moi : incarner, mettre dans mon propre corps ce qu’ils l’ont empêchée de faire toute vivante. […] Les Carnets qui suivront vous diront ce long cheminement dont on ne sait pas si c’est la mort ou le commencement d’une Vie nouvelle, pour la Terre et pour les hommes. »
En mars 1978, Satprem et Sujata quittent définitivement et avec soulagement Pondichéry, ils trouvent un endroit où vivre et travailler. C’est là et dans ce laps de temps de moins de quatre ans que Satprem va matérialiser les treize volumes de l’Agenda de Mère en français (achevés en juillet 1981), écrire Gringo, Le Mental des Cellules, répondre aux interviews dont l’une donnera lieu au livre Sept jours en Inde… On pourrait croire, à lire cette énumération que cet énorme travail a rempli chaque minute de ces années. Mais en lisant ce tome on découvre toute la préoccupation active de Satprem de la situation du monde, de l’Inde, d’Auroville aussi, au travers de nombreuses lettres où il place une intense énergie. Et puis, à peine l’endroit trouvé, dès les premiers jours, toutes les difficultés se lèvent : « La bataille de l’Agenda a pris des dimensions plus cruelles encore… » note Satprem. En 1982, Les coups étaient devenus si meurtriers que Satprem et Sujata pensent à quitter l’Inde, c’est sur cette recherche d’un nouvel endroit, faite de douloureuses expériences elles aussi, que se termine ce tome 2.
Cependant, avec et au travers des mille et une difficultés, « Le yoga des cellules se précise, dit Satprem. Je ne croyais pas encore avoir commencé cet “impossible” chemin du Corps nouveau, mais j’étais en plein dedans ! » À propos des symptômes physiques (très sérieux) qu’il traverse et qui pourtant ne laissent aucune trace, Satprem commente a posteriori qu’il commençait à s’apercevoir que c’était comme Mère. Et en effet au fur et à mesure de ces notes, visions et réflexions, le chemin se fait de plus en clair : « Il faut que j’essaie de VIVRE l’Agenda écrit-il. »
1982 : Le vrai travail commence.
1983 : L’année charnière – Ça va tourner.
C’est un très volumineux tome 3 (plus de 550 pages) qui nous entraîne pas à pas, jour après jour, à la découverte du vrai travail… et l’on plonge dans ces Carnets exactement comme l’on plonge dans l’Agenda de Mère.
Ce qui n’était encore qu’une « idée » ou une conjecture (la transformation), écrit Satprem au mois de mai 1982, « est devenu le seul fait pressant et impératif. Je ne sais pas comment me débrouiller là-dedans, je sais seulement qu’il y a une aspiration impérieuse, inévitable, irréversible pourrais-je dire, et que c’est devenu une sorte de nécessité physique, de besoin dans le noir, et que je ne pourrais plus faire autre chose. Je ne connais aucune direction, je ne sais pas où je vais, mais en quelque sorte cela importe peu, ce qui importe c’est cette exclusive concentration et ce déroulement d’un besoin presque physique qui contient ou doit contenir sa propre direction inéluctable. C’est une sorte d’éveil de l’aspiration dans la conscience physique et ça se meut selon sa propre loi inconnue (pour moi). Tout ce que je sais, c’est que je veux vivre là-dedans exclusivement. Tout ce que je sais mentalement et presque physiquement, c’est la nécessité de produire un premier échantillon terrestre de la nouvelle espèce – qu’un premier pas se fasse, qu’une première possibilité se manifeste comme un espoir concret et réalisable pour le reste des humains qui en sont capables. Il faut un espoir concret pour la terre et un signe évident de sa prochaine route – que tous puissent dire, même s’ils ne le peuvent pas encore : on va là. C’est la seule chose évidente à faire, même si c’est impossible. »
De cet impossible , Satprem dit autant qu’il peut, descelle avec sa plume comme il descelle dans l’expérience : avec spontanéité, directement. Comme Mère il nous dessine l’indicible, ce chemin inimaginable et pourtant si réel, un chemin épuisant et dangereux : « C’est ce fameux cocon mortel de la conscience physique qu’il faut dissoudre, et si merveilleux : Après trente-neuf ans d’une vie douloureuse, je commence une vie de merveille. »
Pour résumer, ce tome 3 entame la description de cette Vie nouvelle dans le corps […] vécue par Satprem qui s’exclame un jour : « Mère en a parlé, l’a dit, mais… le sentir, le vivre, c’est miraculeux. »
Partager, témoigner, Satprem, en plein milieu d’un quotidien fait de découvertes merveilleuses, mais aussi d’énormes difficultés et douleur, n’abandonne jamais la plume – même s’il est quelquefois tenté de le faire. Car ce qu’il vit depuis 1982, ne fait que se développer. Satprem apprend ce nouveau mode d’être dont Sri Aurobindo et Mère ont taillé le chemin :
« Seulement au lieu que ce soit le mental qui comprenne, il faut que ce soit le corps qui comprenne. Et c’est la seule façon, il n’y en a pas d’autre. Il n’y en a pas d’autre. Il faut qu’il apprenne la vie nouvelle ; ce n’est pas dans un livre qu’on lui apprend la vie nouvelle : c’est en…mourant beaucoup de fois. Et en s’apercevant qu’il ne meurt pas. Et c’est en ayant des tas d’épreuves, qui sont vraiment tout à fait… c’est horrible, tout ce qu’il y a à traverser ; alors il apprend ; on apprend à sortir de ce cocon mortel, dans lequel… le monde est dans la loi de la Mort, com-plè-te-ment, du haut en bas. Alors il faut apprendre l’autre Loi – et comment l’apprendre, n’est-ce pas ? Ce n’est pas dans un livre qu’on peut apprendre ça.
Il faut le vivre. »
Satprem continue de décrire la progression du travail qu’il a entrepris : « J’apprends à me laisser couler dans l’état impossible , écrit-il. L’ “évolution”, cela consiste à traverser des conditions impossibles pour les mécanismes d’une espèce considérée. Les conditions impossibles créent le mécanisme nouveau. »
Toute l’année 1986 et le mois de janvier 1987 dans ce nouveau volume du journal de Satprem : « Je me débats dans un mystère “humain” que ces Carnets cherchent constamment (ou prématurément) à dénouer, écrit-il. Une étrange situation mixte. »
Suite du journal de Satprem, de février à décembre 1987. « On voudrait tellement que cette Misère terrestre puisse changer ! Radicalement. Il faut aller à la racine du Malheur, écrit Satprem qui mène une bataille pied à pied, obstinée car, dit-il : Ce qui m’intéresse, c’est l’ouverture totale. »
Ce tome 8 couvre la totalité de l’année 1988. Satprem collecte inlassablement ses visions et expériences, le 4 avril, il note : « Il y a soixante-dix-huit ans, Sri Aurobindo arrivait à Pondichéry. “Il tirait les forces qui transmueront un âge.” Ces Forces sont là. C’est le mystère que vit ce corps. »
1989 : Satprem commence à écrire un avant-propos pour ses Carnets, avant-propos qui se transformera en un livre, La Révolte de la Terre qui paraîtra aux éditions Robert Laffont début 1990. Cependant cette même année le perpétuel souci de Satprem, pour reprendre ses termes, de tenir des « annales » comme une mémoire des temps futurs, offre à ses lecteurs ce volumineux tome 9.
« On est comme fait d’innombrables barbelés.
Naturellement les barbelés sont contre la liberté. C’est leur métier.
Et moi, je suis pour la liberté, c’est mon métier. »
Satprem, sans faillir, continue de faire « son métier » : de se donner à ce travail dans la conscience du corps vers cette autre mode d’Être dans la Matière et d’en relater les étapes.
1991 : La première Guerre du Golfe, la fin de l’Union Soviétique… le monde secoué de toutes parts : Satprem vit au jour le jour les événements critiques du monde.
Physiquement, le pas à pas de son expérience « critique » continue : « Il y a quelque chose qui change de nature dans la Matière, ou qui est en train de changer de nature. »
« J’aurais très envie d’écrire un “petit mémoire” qui s’intitulerait Évolution II », écrit laconiquement Satprem le 9 janvier de cette année 1992. Fin février ce mémoire est terminé et sera publié à l’automne par Robert Laffont. Bien avant la publication des premiers Carnets, Satprem y dévoilera, succinctement, mais très concrètement, « sa propre navigation » qu’il continue de décrire de façon détaillée dans ce tome 12.
1993 : Satprem entreprend de traduire Savitri, l’immense poème épique de Sri Aurobindo. Toujours plongé dans « une lutte si féroce » pour sortir de « cet état humain misérable et nocturne », il fait part souvent et longuement à sa compagne Sujata de son parcours dans leurs conversations où l’humour est rarement absent, car la certitude est là : « Au fond de l’Évolution, il y a un Souvenir ensoleillé qui fait que ça pousse vers le Soleil — inéluctablement. »
« De tout mon cœur et de toutes “mes” forces, je veux aller vers un autre système que cette horreur sordide, ignorante et animale dans laquelle est enfermé notre “système”. C’est de la pré-histoire. Je veux l’histoire vraie. » Les lecteurs de ces Carnets de Satprem savent sa détermination dont ce quatorzième volume témoigne une fois de plus, car, dit-il : « Quand on a traversé un camp de concentration, on ne voudrait pas que les petits arrière-enfants d’une autre galaxie recommencent cette histoire. »
Si son appréciation de l’état du monde autant que des périls que celui-ci encourt ne varie pas, Satprem nous laisse à lire ce qu’il ressent profondément dans sa traversée vers « l’inconnu » : « Mais c’est étrange (ou pas), plus on s’approche des temps futurs, plus on retrouve un passé très-très lointain, millénaire, comme si le futur rejoignait le passé, ou le Commencement éternel qui fait tout — et recrée tout. Une longue préparation de… quelque chose d’autre. »
Satprem avance inlassablement sur sa route et la décrit tout aussi inlassablement, et en fin d’année l’envie le prend d’écrire encore quelque chose dans son inclination invariable à « dire aux gens : vous pouvez changer votre vie, vous pouvez vous accorder à une autre tonalité, il y a des portes sur le Large et une Ancre de Lumière sous tout ce vacarme insensé. » Ce sera La Clef des Contes qui paraîtra aux Éditions Robert Laffont en 1997.
Satprem poursuit sans relâche sa quête de Beauté et de plénitude pour ses frères humains : « chanter-chanter, dire ce ’’pays d’ailleurs’’ – enchanter le cœur des hommes en leur disant leur secret… Et puis comme une supplique : Ma prière désespérée (ou espérante) : qu’on SORTE, qu’on sorte de ce Malheur ‘’humain’’. Et toujours cette étroite relation entre son expérience et le corps terrestre : C’est une telle Tempête de Foudre dans mon corps, qu’est-ce qui va se passer ? Dehors, c’est comme un suicide mondial.»
