1982 : Le vrai travail commence.
1983 : L’année charnière – Ça va tourner.
C’est un très volumineux tome 3 (plus de 550 pages) qui nous entraîne pas à pas, jour après jour, à la découverte du vrai travail… et l’on plonge dans ces Carnets exactement comme l’on plonge dans l’Agenda de Mère.
Ce qui n’était encore qu’une « idée » ou une conjecture (la transformation), écrit Satprem au mois de mai 1982, « est devenu le seul fait pressant et impératif. Je ne sais pas comment me débrouiller là-dedans, je sais seulement qu’il y a une aspiration impérieuse, inévitable, irréversible pourrais-je dire, et que c’est devenu une sorte de nécessité physique, de besoin dans le noir, et que je ne pourrais plus faire autre chose. Je ne connais aucune direction, je ne sais pas où je vais, mais en quelque sorte cela importe peu, ce qui importe c’est cette exclusive concentration et ce déroulement d’un besoin presque physique qui contient ou doit contenir sa propre direction inéluctable. C’est une sorte d’éveil de l’aspiration dans la conscience physique et ça se meut selon sa propre loi inconnue (pour moi). Tout ce que je sais, c’est que je veux vivre là-dedans exclusivement. Tout ce que je sais mentalement et presque physiquement, c’est la nécessité de produire un premier échantillon terrestre de la nouvelle espèce – qu’un premier pas se fasse, qu’une première possibilité se manifeste comme un espoir concret et réalisable pour le reste des humains qui en sont capables. Il faut un espoir concret pour la terre et un signe évident de sa prochaine route – que tous puissent dire, même s’ils ne le peuvent pas encore : on va là. C’est la seule chose évidente à faire, même si c’est impossible. »
De cet impossible , Satprem dit autant qu’il peut, descelle avec sa plume comme il descelle dans l’expérience : avec spontanéité, directement. Comme Mère il nous dessine l’indicible, ce chemin inimaginable et pourtant si réel, un chemin épuisant et dangereux : « C’est ce fameux cocon mortel de la conscience physique qu’il faut dissoudre, et si merveilleux : Après trente-neuf ans d’une vie douloureuse, je commence une vie de merveille. »
Pour résumer, ce tome 3 entame la description de cette Vie nouvelle dans le corps […] vécue par Satprem qui s’exclame un jour : « Mère en a parlé, l’a dit, mais… le sentir, le vivre, c’est miraculeux. »