La Clef des contes

Collection « Aider la Vie »

Robert Laffont a eu à cœur d’écrire un texte de présentation à ce livre et dit entre autres : Satprem et son œuvre provoquent en moi respect et admiration profonde. Avoir publié une très large part de ses écrits demeure une de mes fiertés d’éditeur…
Dans ce livre, Satprem nous donne, sous forme de conte, l’essence de la quête de toute sa vie et de son œuvre, en témoignant de son expérience actuelle.

Plus sur cet ouvrageÉcrit par SatpremÉdition : Robert Laffont

 Depuis notre naissance au monde, nous dit Satprem, notre matière a été transformée des milliers de fois avant que nous devenions ce que nous sommes. Et nous sommes toujours en devenir. Comment s’effectue cette transformation, cette évolution, c’est un perpétuel conte de fées. Mais quelle est la clef de ce conte ? Le mystère d’une petite cellule mise à nu qui pourrait refaçonner cette matière et donner naissance à un autre type d’être – un homme léger sur cette vieille galère en déroute.

     Non, Le monde ne s’arrête pas à notre histoire de fous devenus dangereux, nous dit ce livre, et l’invasion dans la Matière d’un nouvel air plus fluide qu’un gaz et plus dur que du diamant, dans les termes de Sri Aurobindo, se dit ici plus que jamais en musique. Une musique pour décrire La Musique de la Matière, comme s’intitule un des chapitres. « Bigorneau », qui est comme dans deux mondes à la fois chante une grande onde musicale qui se déroulait indéfiniment, comme venue du fond de l’univers, et qui passait-passait sans fin à travers son corps. Une musique qui a aussi des accents si graves, pour dire la tristesse de ce petit d’homme, pourtant né à une aube fabuleuse et inconnue, mais que lui servaient toutes les aubes et toutes les fables, si un cœur peine quelque part ?
Et n’étions-nous pas nés pour être tous ensemble dans une même vague et sauvage et tendre, dans un même cri ?

    Satprem et son œuvre provoquent en moi respect et admiration profonde. […] Ce texte lumineux m’a apporté un rare sentiment de rayonnement, de soulagement et de sérénité […]. Le choc fut tel qu’immédiatement j’eus envie de le partager […]. Il ne faut pas hésiter à reprendre cet ouvrage plusieurs fois car à chaque lecture correspond une nouvelle richesse.

Robert Laffont

Revue de Presse

LE PASSEUR DE SOLEILS

André Velter
Le Monde, 10 juillet 1998

Empruntant le verbe des fables, Satprem transmet la part enchantée
de son expérience.


Romans ou essais, témoignages ou correspondances : Satprem surprend, provoque, ravive l’attention à chaque livre nouveau alors qu’il s’en tient à la même aventure : celle d’un être humain en attente d’autre chose, mais qui sait que le salut est physique et dépend d’une action menée au plus secret du corps, jusqu’en chacune des cellules qui le composent. Avec La Clef des contes, l’auteur de Par le corps de la terre et des Lettres d’un Insoumis change de ton, comme s’il voulait avant tout transmettre la part enchantée de son expérience personnelle. D’où cette suite de récits et de chansons au goût de légende actuelle, de légende véritable, à inventer et à vivre, qui témoignent d’une force de conviction intacte en empruntant le verbe des fables et le souffle des poèmes.
Toujours, il y a une vieille mémoire qui remue en nous. Quelque chose qui chante de l’autre côté, ou qui appelle, ou qui chante. De l’autre côté de quoi, on ne sait pas très bien – les « sauvages » d’antan (pas ceux de maintenant) savaient peut-être mieux. Toujours, il y a un vieil Inconnu qui nous habite et qui nous tire, et qui semble si vieux, et si proche, comme un inconnu qui serait quand même connu, qui serait nous-même et plus que nous, comme un enfant perdu qui ne s’y retrouve plus, comme une très vieille chanson qui ne retrouve plus ses notes, comme une très vieille tendresse qui nous embrassait… là-bas, de l’autre côté des ans que nous vivons ici à tâtons, si mal, dans notre peau d’aujourd’hui.
Tout le voyage de Satprem est orienté vers cet autre côté, cette traversée de soi dont il avoue que c’est un émerveillement… difficile. Et un peu écrasant. Aussi a-t-il recours à des paroles légères qui ne craignent ni la naïveté ni le rire. S’affublant du sobriquet de Bigorneau, il raconte sa trajectoire de petit Breton jeté dans l’enfer d’un camp de concentration, puis ses errances en Egypte, en Guyane, au Brésil, avant la rencontre décisive, en Inde, de Sri Aurobindo et de Mère. Dès lors, en quête du grand passage évolutif, il tente de dire cet indicible, ce soleil du dedans qui est à la fois blessure et révélation.
Il aurait voulu dire et dire, ce vieux Bigorneau, chanter ce qui fait vivre en dépit de tout, ce qui ferait une autre Vie et un autre homme – un nouvel homme sous quelque étoile et une Terre toute neuve sous ses vieux ans. Que faudra-t-il donc pour réveiller ces passants de leur hypnose, ces vieux passagers de tant de morts qui n’ont jamais connu que quelques secondes de vie et sont partis avec de grands yeux de tendresse ?
Cette question, et bien d’autres dans le livre, ne peuvent que tarauder, secouer, obséder, y compris ceux qui ne sont pas prêts au pari sur l’évolution annoncé par Sri Aurobindo et repris par Satprem. Car La Clef des contes ouvre des portes à l’infini, comme jadis, et avec une autre visée, Le Prophète de Khalil Gibran. Cette référence ne tient évidemment pas au hasard : il y a un élan, une ampleur, une maîtrise comparables, et l’envoûtement d’une parole proférée par un homme léger sur cette vieille galère en déroute. Parmi les sages, les poètes, les philosophes ou les conteurs, Satprem est l’un des très rares à savoir faire de sa pensée un sursaut, une révolte, une musique.

© Le Monde

Cet ouvrage m'intéresse

Voir les autres ouvrages de Satprem

La Tragédie de la Terre

de Sophocle à Sri Aurobindo

Dans cette vaste fresque, qui n’a rien d’un essai didactique, Satprem met en évidence le fil conducteur qui relie Sri Aurobindo, Sophocle et les Rishis védiques et commente : « Entre un Occident post-socratique qui ne croit qu’en ses pouvoirs mécaniques sur la Matière et une Asie post-védique qui ne croit qu’en sa libération de la Matière, Sri Aurobindo incarne un autre grand Tournant de notre destinée humaine… »

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Mother

TRILOGIE de Satprem : 1. Le Matérialisme Divin / 2. L'Espèce Nouvelle / 3. La Mutation de la Mort

Le 26 octobre 1975, quelques mois à peine après avoir commencé cette trilogie de quelques 1400 pages comme un prélude à l’édition de l’Agenda de Mère, Satprem notait sur un bout de papier : « J’ai ramassé mes dernières énergies, j’ai écrit ce livre comme on fait un dernier acte avant de quitter son corps, et j’ai trouvé en route… quelque chose, qui a tout changé. Puissent ceux qui me lisent découvrir avec moi ce quelque chose qui change le sens de la vie et de la mort. »


Carnets d’une Apocalypse, tome 1 page 120
© Éditions Institut de Recherches Évolutives

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Mother

3 Tomes

Le Matérialisme Divin - Tome 1

Relate le cheminement de Mère depuis son enfance jusqu’à sa rencontre avec Sri Aurobindo, puis son travail avec lui jusqu’en 1950.

1978·24 €·483 pages

L'Espèce Nouvelle - Tome 2

De 1950 à 1968, la poursuite de l’œuvre de Sri Aurobindo, Mère à la recherche d’un nouveau mode d’être.

1978·26.50 €·568 pages

La Mutation de la Mort - Tome3

Évoque les dernières années de Mère, de 1968 à 1973, la période la plus critique, la plus poignante, au cœur de sa découverte.

1979·-225 €·343 pages

Mémoires d’un Patagonien

Conte préhistorique et posthistorique

Collection « Aider la Vie »

Mon frère et compagnon Robert Laffont, écrit Satprem, m’a demandé : « Pourquoi n’écrirais-tu pas l’histoire d’un petit garçon dans un bateau qui va à Belle-Ile et qui rêverait de sa vie future et raconterait ainsi ta vie à l’envers… » Mais au lieu d’un petit garçon de maintenant j’ai eu une étonnante vision que je raconte maintenant.

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Gringo

Un « Livre de la Jungle » à l’envers. Mâ, l’Ancienne de l’évolution, entraîne Gringo dans des aventures du passé et de l’avenir de la Terre, de la forêt pré-humaine à la forêt mystérieuse de demain.

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Lettres d’un insoumis

Deux tomes de correspondance de Satprem constituant en fait une biographie.
Tome 1 : années 1943 à 1953 (396 pages) – Tome 2 : années 1954 à 1982 (554 pages).

Si ces Lettres d’un Insoumis nous sont précieuses, c’est parce qu’elles nous font toucher, et vivre un peu, ce cheminement de quarante ans, plus riche de sens pour notre époque qu’une quête d’un graal mythique ou même qu’une passionnante aventure de Jules Verne…

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Évolution II

Après l'Homme, qui ? Mais surtout : après l'Homme comment ?

À la suite de Darwin, nous ne pouvons pas imaginer une autre espèce sinon comme une « amélioration » de la nôtre, en espérant qu’elle sera moins destructrice. Mais il n’y a pas d’espèce nouvelle possible ni d’avenir sur la Terre à moins que nous n’allions à la racine physique de ce qui fait la Destruction — de tout : hommes et bêtes, depuis des milliards d’années.
Essai en même temps que récit de l’aventure menée par Satprem au cours des années 80.

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Par le corps de la Terre ou Le Sannyasin

Un livre des voyages de l’âme, récit d’un périple par les routes de l’Inde et bien d’autres vers un nœud du Destin, où l’homme doit choisir entre la catastrophe une fois encore et l’émergence à une autre conscience : Nous sommes les fils du Ciel par le corps de la Terre.

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La Légende de l’avenir

Un court essai dans lequel Satprem ramasse l’essence de l’expérience de Sri Aurobindo et de Mère, expérience qu’il poursuit lui-même dans son corps depuis dix-huit ans, et qui donne un sens terrestre à notre évolution en nous permettant de comprendre le Tournant auquel nous arrivons.

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Le Mental des cellules

À l’aide de nombreux extraits de l’Agenda de Mère, Satprem présente l’essentiel de la recherche de Mère. Alors que les scientifiques en sont désormais venus à parler de « programme des cellules », Mère découvrait, par une autre voie, celle de la conscience, ce qu’elle a appelé le « mental des cellules ».

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La Révolte de la Terre

Essai, mêlé d’un court récit autobiographique, sur le sens profond des évènements mondiaux actuels. L’Homo Electronicus ne sera-t-il pas supplanté, comme un jour nous avons supplanté les singes ?

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