Les livres de l'Institut

Livres, CDs audio en français édités par : l'Institut de Recherches Évolutives, les Éditions Robert Laffont, les Éditions Buchet Chastel, les Éditions Fayard, les Éditions du Rocher et les Éditions La Table Ronde. Des traductions de l'Agenda de Mère, des livres de Satprem et de Sujata Nahar sont également disponibles en diverses langues étrangères : anglais, allemand, italien, espagnol, hollandais, portugais (Brésil), russe, roumain, slovène, bulgare et plusieurs langues indiennes. Voir notre liste des publications en langues étrangères. Pour le Canada, voir notre liste avec prix en dollars canadiens.

Publications de Mère

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Couverture de l'Agenda de Mère

L’Agenda de Mère

Recueilli par Satprem, son témoin et proche collaborateur, le journal de bord de la prodigieuse recherche de Mère. Vingt-trois ans d’expériences qui rejoignent les plus récentes théories de la physique de la Matière : peut être la clef du passage à un nouveau mode d’être ?

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L’Agenda de Mère

13 Tomes

Tome 1

Le premier volume de l’Agenda de Mère est en majeure partie constitué de ce que l’on pourrait appeler la préparation psychologique de Satprem qui après avoir frappé à toutes les portes du vieux monde arrive à Pondichéry en 1954. Il restera 19 ans auprès de Mère. Satprem, celui qui aime vraiment comme Mère l’a appelé, est un disciple rebelle. Ce français cartésien a passé un an et demi en camp de concentration comme membre de la Résistance. Rescapé mais dévasté, il s’est jeté à corps perdu dans maintes aventures du bout du monde, sans trouver de réponse, de vrai sens. Amoureux de sa liberté il est toujours prêt à s’en aller, pour revenir encore et encore, ramené auprès de Mère par un amour encore plus grand et parce que là se déroule la vraie Aventure. Être auprès de Mère c’était comme on découvre la forêt, ou plutôt comme on se bat avec elle, la machette à la main, et puis ça fond, on aime, tant c’est beau… Peu à peu, elle le conquiert, et peu à peu, il comprend le drame poignant de cet être solitaire et indomptable, luttant pour desceller l’avenir évolutif de l’homme, pour ouvrir la porte à une nouvelle espèce après l’homme. Et comment ouvre-t-on la porte à une nouvelle espèce ?

1951-1960·20.30 €·578 pages

Tome 2

La courbe de l’année 1961, année du premier voyage spatial américain, vient tout de suite frapper au cœur du « grand mystère » : C’est double ! C’est le même monde et c’est… quoi ? Dans l’un, tout est harmonieux, sans possibilité de maladie, ni de mort, ni d’accident, une harmonie miraculeuse, et dans l’autre tout fonctionne de travers. Et pourtant c’est le même monde de Matière – séparé par quoi ? De plus en plus j’ai l’impression que c’est une question de vibration dans la Matière. Quel est ce temps vertical qui ouvre soudain une autre manière de vivre et d’être dans la Matière, où les choses ne sont plus implacablement la cause ni la conséquence d’une autre : une sorte d’absoluité dans chaque seconde ? Un monde neuf, sans trace, sans âge, sans empreinte à chaque seconde. Et cette immobilité massive dans un mouvement foudroyant, ce pointillement de vibrations comme si Mère vivait son corps non plus au niveau macroscopique mais au niveau de la physique quantique. Et toute la vie « spirituelle » de soixante ans s’écroule comme une bien plus grave illusion devant… un nouveau divin ? ou un autre mode de vie dans la Matière, le prochain mode. Je suis absolument en train de frayer un chemin dans la forêt vierge.

1961·20.30 €·512 pages

Tome 3

La courbe de l’année 1962… L’année de l’affrontement Kennedy-Khrouchtchev à Cuba et du premier conflit sino-indien : Est-ce que, vraiment, c’est le premier signe de quelque chose de très… considérable ? Il semble que cela ait, au fond, dérangé quelque chose profondément. C’est toute la terre qui est dérangée, c’est l’année où Mère, dans son corps, émerge dans une troisième position qui n’est plus la vie ni la mort que nous connaissons, un envers de la trame où les lois physiques ne jouent plus et qui ressemble étrangement au monde sub-quantique des « trous noirs » : le temps change, l’espace change, la mort change. Et si c’était le lieu de la Matière, dans le corps, où les lois du monde se renversent – qui n’étaient que les lois de notre tête – et où l’évolution débouche sur une liberté corporelle impensable, une troisième position qui sera la position de la prochaine espèce sur terre ? Le corps commence à obéir à une autre loi. Le sens du temps disparaît dans une immobilité mouvante… Une masse de force infinie, comme une super-électricité pure… Un mouvement de vagues corporelles, ondulatoire, vaste comme la terre… Tous les organes changés, ça appartient à un autre rythme. Une puissance si formidable, si libre ! autre chose… autre chose ! Je ne sais pas si je vis ou si je suis morte… Les nuits changent de caractère, les jours changent de caractère… La vibration physique devient comme poreuse… Plus d’axe, parti, envolé ! ça peut aller en avant, ça peut aller en arrière, ça peut aller n’importe où… L’ubiquité, quelque chose comme cela. Et puis ce cri : La mort est une illusion, la maladie est une illusion ! La vie et la mort c’est la même chose ! c’est seulement la conscience qui se déplace. Mais c’est fantastique ! Et puis la découverte, simple, vécue : Plus on va vers la cellule, plus la cellule dit : mais moi, je suis immortelle ! Une troisième position cellulaire où on devient incapable de mourir parce que la mort n’a plus de réalité. Est-ce que Mère, cette année-là, à 84 ans, a découvert une autre réalité de la Matière ? Il y a là, derrière, comme un conte de fées… Quelque chose qui se prépare et qui sera beau-beau, au-delà de toute expression : une jolie histoire que Sri Aurobindo essayait de tirer sur la terre et elle est sûre de venir !

1962·20.30 €·560 pages

Tome 4

L’année de l’assassinat de Kennedy, les débuts de la scission sino-soviétique. Tandis que les géants destructeurs courent de plus en plus vite et que la Science remet en cause les lois de l’univers, Mère fraye lentement le passage de la prochaine espèce sur la terre : Le chemin que je cherche est toujours descendant, dans la conscience des cellules. Sera-ce la mort globale, ou le commencement d’un nouveau monde, comme les oiseaux après les reptiles ? Je suis au seuil d’une réalisation formidable qui dépend d’une chose toute petite. Elle a 85 ans cette année-là. Une prochaine espèce plus « intelligente » dans le cadre de notre physique, ou d’une autre intelligence qui change les lois de la physique, comme la grenouille change les lois du têtard dans son bocal ? Dans cette descente vers la cellule, Mère bascule soudain dans un autre univers physique : Tout devient comme si c’était vu pour la première fois, même le mouvement de la terre, des astres… Il n’y a pas de distance, de différence, pas quelque chose qui voit et qui est vu… On devient une montagne, une forêt, une maison… On voit en même temps à des milliers de kilomètres et tout près – une sorte d’ubiquité des cellules. Et puis, oui, cet ébahissement : Le corps est partout ! Une prochaine espèce globale ? Et où sont les lois de la vieille physique quand le bocal est cassé, quand il n’y a plus de distances ni de là-bas ? Tous les rythmes habituels sont changés… un mouvement universel d’une rapidité si formidable que c’est comme une immobilité… Un vrai physique qui est derrière. Et où est la mort de ce qui échappe à l’usure du temps dans un bocal ? Si ça devient une chose naturelle, la mort ne peut plus exister !… Ce serait une nouvelle phase de la vie terrestre. Et il n’y a pas loin à aller : On a le champ d’expérience à chaque seconde… on cherche à entrer en rapport avec quelque chose qui est LA. Une nouvelle conscience cellulaire qui sera une nouvelle physique et peut-être la prochaine biologie sur la terre ?

1963·20.30 €·512 pages

Tome 5

Le seul espoir pour l’avenir, c’est un changement dans la conscience de l’homme. Ce sont les hommes qui décideront s’ils y collaboreront ou si ce changement leur sera imposé par la puissance de circonstances écrasantes. À mesure que la Force nouvelle s’infiltre dans le corps de Mère, c’est le problème de la Terre qui se pose. Cette vibration de l’intensité d’un feu supérieur, comment la terre va t-elle l’absorber ? Je vois très peu de corps autour de moi qui soient capables de supporter ça… Alors qu’est-ce qui va se passer ? C’est l’année de la première bombe atomique chinoise, Mère a 86 ans. Une infiltration minuscule, infinitésimale, pointillante – c’est le miracle de la Terre ! Un miracle… catastrophique ? Le papillon n’est-il pas une sorte de catastrophe pour la chenille ? La mort n’est pas une solution, par conséquent on est à la recherche d’une autre solution – et il doit y en avoir une autre. Imperturbablement, Mère descend les degrés de la conscience cellulaire, et plus profond encore : Une espèce de certitude au fond de la Matière que la solution est là… c’est à ce niveau atomique qu’il faut que ça change, il s’agit de cet état de vibration infinitésimale dans la Matière, là où le temps bascule dans autre chose : Peut-être est-ce dans le passé que je me promène, peut-être dans l’avenir, peut-être dans le présent ?… Et même la matière change de loi : Dès qu’on descend dans le domaine des cellules, cette espèce de lourdeur de la Matière disparaît. Ça recommence à être fluide, vibrant. Ce qui tendrait à prouver que la lourdeur, l’épaisseur, l’inertie, c’est quelque chose qui a été ajouté – c’est la fausse Matière, celle que nous pensons ou sentons, mais pas la matière telle qu’elle est. Alors une vraie Matière qui serait la Matière de la prochaine espèce ? Je suis à la frontière d’une nouvelle perception de la vie, comme si certaines parties de la conscience muaient de l’état-chenille à l’état papillon… Et la Terre gronde et proteste… contre quoi ? Toute la jeunesse semble être prise d’un vertige curieux… Passerons-nous, ou non, à une prochaine espèce ?

1964·20.30 €·384 pages

Tome 6

Tout un monde commence à s’ouvrir. C’est l’année où Mère arrive au mental des cellules, pur, sous le vieux revêtement génétique qui semble vouloir faire de nous à jamais des hommes doués de mort : Là, il y a une puissance accumulée… comme si l’on avait attrapé la queue de la solution. Un autre pouvoir de conscience dans la matière qui défera le vieux programme : Une espèce de mémoire qui se construit d’en bas – une nouvelle mémoire cellulaire qui n’est plus celle du vieillissement, de la maladie, la mort, la gravitation et de tout notre monde « réel » ? Et simultanément, à ce niveau cellulaire délivré des vieilles lois, Mère découvre Deux mondes l’un dans l’autre : un monde de Vérité et un monde de Mensonge, et ce monde de Vérité est physique, ce n’est pas dans les hauteurs : c’est MATÉRIEL. Et c’est cela qui doit venir devant et prendre la place de l’autre : le vrai physique. C’est ce que Mère appelait le transfert de pouvoir. Se pourrait-il vraiment qu’une merveille de liberté physique se cache dans nos cellules alors que nous sommes là-dehors à chercher des panacées illusoires : Si même un tout petit agrégat de cellules pouvait réussir à avoir l’expérience totale jusqu’au bout de la transformation, ce serait plus efficace que les grands bouleversements. Mais c’est plus difficile… Il faut vaincre la mort ! qu’il n’y ait plus de mort, c’est très clair. Est-ce que la terre entière n’est pas en train de vivre ce « transfert de pouvoir », comme un jour elle est passée du règne animal au règne mental ? Tout échappe, plus de point d’appui, c’est le passage au nouveau mouvement… Et toujours, pour le vieux, c’est la rupture d’équilibre dangereuse.

1965·20.30 €·400 pages

Tome 7

L’humanité n’est pas le dernier échelon de la création terrestre. L’évolution continue et l’homme sera dépassé. C’est à chacun de savoir s’il veut participer à l’aventure de l’espèce nouvelle. L’année 1966, celle de la révolution culturelle en Chine. Une révolution plus profonde s’accomplissait dans un corps qui cherchait pour tous ces petits corps terrestres la seule révolution qui changerait tout : On cherche le processus afin d’avoir le pouvoir de défaire la mort… C’est le mental des cellules qui trouvera la clef. C’est le périlleux passage d’un corps humain mû par les lois du Mental à un prochain corps mû par une loi sans nom, au cœur de la cellule : Une vibration coagulée, plus dense que l’air, extrêmement homogène, d’une luminosité dorée, avec une puissance de propulsion formidable… Tout-tout devient étrange… Il (le corps) ne dépend plus des lois physiques… N’est-ce pas ce qu’a dû sentir un premier vertébré sorti du milieu marin pour un autre milieu sans nom que nous respirons aujourd’hui ? Chaque partie du corps, au moment où elle change, a l’impression que c’est fini… Tous les supports ont disparu… Je n’ai pas de chemin ! Et où est le chemin de la prochaine espèce ? Il faut bien qu’il y en ait qui le fassent. Et parfois, cet autre « milieu » surgit : Une merveille instantanée… Un état où le temps n’a plus la même réalité, c’est très particulier… un innombrable présent. Une autre manière de vivre. Quatre-vingts ans plus tôt, une petite fille avait fait sa première révolution de la Matière : Quand on m’a dit que tout était des atomes, c’était une espèce de révolution dans ma tête : mais alors rien n’est vrai. Une deuxième révolution de la Matière s’opère au niveau de la conscience cellulaire : la vieille Matière et ses lois apparentes se changent en un monde nouveau et en une nouvelle manière d’être dans un corps.

1966·20.30 €·352 pages

Tome 8

Cette année-là, toutes les données du yoga des cellules sont devenues claires : Une conviction croissante qu’une perfection réalisée dans la Matière est une perfection beaucoup plus parfaite que n’importe où. La conscience exprimée dans les cellules transformées est une merveille : ça légitime tous ces âges de misère. Tous ces dieux, oh ! comme ils font des embarras. C’est l’année de la découverte de la vraie Matière… sans embarras : Dans cette limpidité [cellulaire], il n’y a plus de problèmes : la solution précède le problème. C’est-à-dire que les choses s’organisent automatiquement. C’est un autre mode de vie sur la terre – Une manière d’être tellement naturelle ! – dans un corps délivré de sa prison mentale et des lois de la fausse matière : Cette extraordinaire impression de l’irréalité de la souffrance, l’irréalité des maladies… Ça ne guérit pas la maladie : ça l’annule – ça l’irréalise… Alors on voit : à mesure que le procédé devient de plus en plus parfait, c’est nécessairement, inévitablement, la victoire sur la mort. Et pendant ce temps-là, le « Surveyor » va creuser le sol lunaire avec un bras mécanique, tandis que nos propres secrets restent enfouis dans une cellule : On va se promener où on veut, on sait ce qui se passe partout… et on ne sait pas ce qui se passe au-dedans de soi-même. La guerre du Biafra fait rage, les troupes israéliennes marchent sur Suez, l’aviation américaine bombarde Haïphong, c’est la première explosion thermonu-cléaire chinoise… et ça continue. Un conflit formidable au-dessus de la terre. Avec l’enjeu d’une terre nouvelle ou du retour au vieux désastre : Une manifestation locale et momentanée n’est pas impossible, mais il faut une transformation collective suffisante pour créer une nouvelle espèce sur la terre… Le fait est sûr. Comprendrons-nous où est l’issue véritable, et la merveille cachée dans un corps ?

1968·20.30 €·502 pages

Tome 9

Un feu a couru à travers le monde cette année-là, de Varsovie à Columbia, à Nanterre et à Alexandrie : Il y a de longs moments où l’on prépare les choses, et puis il y a un moment où quelque chose arrive et c’est ce quelque chose qui va donner un nouveau développement au monde. Comme le moment où l’homme est apparu sur la terre : maintenant c’est un autre être. C’est le deuxième tournant du yoga de Mère, elle a 90 ans, on vient de fonder Auroville : Un centre d’évolution accélérée. On assassine Luther King, le sénateur Kennedy, la Russie envahit la Tchécoslovaquie – que se passe-t-il ? J’ai très fort l’impression qu’on veut nous apprendre quelque chose comme le secret du fonctionnement [humain, terrestre]. Il est démontré tout le temps que le procédé que nous avons appris est faux, n’est pas conforme à la réalité, et on veut nous faire trouver, mais en vivant, le vrai procédé. Comme si la terre était enfermée dans un bocal, prisonnière d’une « fausse Matière » : C’est comme une trame sur toute la terre, et on apprend au corps à sortir de là… Petit à petit la conscience des cellules sort de cette emprise. Et de l’autre côté, soudain : Je n’ai jamais rien vu ni senti de si beau dans toute ma vie !… Les heures les plus merveilleuses qu’on puisse avoir sur terre – pourquoi vont-ils chercher là-haut ce qui est ici ! Le bref miracle de 1968 semble englouti tandis que les parois de notre bocal éclatent lentement mais inexorablement dans chaque pays, chaque continent, chaque branche de la connaissance humaine. Il semblerait qu’il faille encore un temps formidable pour que tout soit prêt à changer. Et pourtant c’est presque une promesse qu’il va y avoir un changement brusque. Se pourrait-il qu’un matin, un dernier tour de vis des circonstances nous précipite dans une nouvelle conscience ?

1968·20.30 €·416 pages

Tome 10

Cette fois, Mère a trouvé le « passage », ce qu’elle appelle la nouvelle conscience, celle qui peut nous ouvrir un nouveau monde, autant qu’un premier miroir des eaux brisé par un amphibien, nous a ouvert un nouvel air : Je ne sais pas ce qui se passe, c’est un état de vibration intense, comme des ondes d’une rapidité foudroyante, tellement rapides qu’elles semblent immobiles. Et alors je vais en Amérique, je vais en Europe… Jamais ce corps n’a été si heureux : ces cellules, d’autres cellules, c’était la vie partout, la conscience partout, tous les autres corps étaient lui !… Et toutes nos misères physiologiques s’évanouissent en même temps : C’est comme une dilatation des cellules, les limites s’atténuent, s’effacent, et puis les douleurs s’en vont physiquement. Et ce n’est pas un « autre monde », c’est la terre, notre terre, mais vécue autrement : Comme si on était entré dans un mensonge irréel, et tout disparaît quand on sort de ça, ça n’existe pas ! Et tous les moyens artificiels d’en sortir, y compris le Nirvâna, ça ne vaut rien. LE SALUT EST PHYSIQUE ! C’est là, c’est là. Et tout le reste, y compris la mort, devient vraiment un mensonge – il n’y a pas de disparition ! il n’y a pas « la vie et la mort »… Et tandis qu’elle traverse les parois de notre bocal, c’est tout le monde qui se révolte, y compris l’entourage de Mère, comme sous la pression d’un air nouveau : Un nombre considérable de désirs qu’il meure [le corps de Mère] partout, il y en a partout !… Toute la gamme, depuis les inquiétudes autour, les hâtes que ça finisse, jusqu’aux désirs impatients : enfin libres !… Je voudrais qu’on ne me mette pas dans une boîte, les cellules sont conscientes… Qu’est-ce qui va se passer, je ne sais pas, c’est contraire à toutes les habitudes. Une nouvelle espèce, c’est très contraire à la vieille habitude du monde – est-ce que le monde l’acceptera, ou finira-t-il par la tuer ?

1969·20.30 €·592 pages

Tome 11

Commencent les années terribles… On a l’impression que Mère avait trouvé le secret du changement, conquis tout ce qu’elle pouvait sur son corps, et qu’elle était là, maintenant, au milieu de la meute, à subir toutes les résistances de la vieille espèce. Le changement EST FAIT. Tout s’acharne comme des bêtes féroces, mais c’est fini. Un nouveau mode d’être de la conscience des cellules était apparu sur la terre, comme un jour dans la Matière inerte, un nouveau mode d’être qui s’appelait la Vie – mais cette fois, c’était la « sur-vie » : L’impression qu’il y a une manière d’être des cellules qui serait le commencement d’un nouveau corps, mais ça, quand ça arrive, le corps lui-même a l’impression de mourir. Quelle serait l’impression d’un premier corpuscule qui découvrirait la vie ? Le corps a l’impression d’être au point de… l’inconnu. Une sensation très-très bizarre. Une sorte de vibration nouvelle. C’est tellement nouveau que… on ne peut pas dire angoisse, mais c’est… l’inconnu. Un mystère de l’inconnu. Et là, ce que nous appelons la « mort » est comme l’autre côté du bocal pour l’ancien poisson, et pourtant ce n’est pas un « autre monde » : C’est étonnamment l’un dans l’autre ! Il y a là… quelque chose… Est-ce que c’est possible, Eh bien, la sur-vie, c’est la vie et la mort ensemble. Puis ce cri de la percée : Ce qui nous paraît les « lois de la Nature », c’était une absurdité !… Un autre monde TERRESTRE où les vieilles lois mortelles du bocal s’effondreraient dans… autre chose ? Je viens d’avoir une vision fantastique du berceau d’un avenir… qui n’est pas très lointain. C’est comme une masse formidable qui est suspendue sur la terre. Mais la vieille meute la laissera-telle aller jusqu’au bout ?

1970·20.30 €·456 pages

Tome 12

Le dernier tournant du yoga de Mère, d’où elle émerge avec un cri : J’ai marché longtemps-longtemps. Ce n’était qu’un cri tout le temps, comme si l’on m’arrachait tout. C’était tout le problème du monde. Cet Agenda, de plus en plus parsemé de petits cris déchirants ; il ne suffisait pas qu’elle ait trouvé le secret pour elle, il fallait que les autres aussi comprennent, ses propres disciples, ces États enfermés dans leur pouvoir égoïste : Ils n’ont pas la foi !, « elle est vieille, elle est vieille » : une atmosphère de résistance au changement ; « c’est impossible, c’est impossible », de tous les côtés… Il ne faudrait pas perdre une minute, je suis pressée… Il faut, oh ! il faut que le règne du divin vienne… Si tout le bloc russe tournait du bon côté, ce serait un appui formidable ! La victoire est certaine, mais je ne sais pas par quel chemin on passera pour y aller… Il faudrait être accroché, tellement accroché à la Vérité… Ils ne m’écoutent plus. Elle a 93 ans, elle tâtonne dans l’inconnu : Je vois plus clair les yeux fermés que les yeux ouverts, et c’est la vision physique, purement physique, mais un physique qui paraît plus complet. C’est la conscience des cellules qui doit changer, tout le reste suivra tout naturellement ! J’ai l’impression que je suis en route pour découvrir l’illusion qu’il faut détruire pour que la vie physique puisse être ininterrompue : que la mort vient d’une déformation de la conscience. L’écoutera-t-on, la laissera-t-on faire ? Ce n’est qu’une mort violente qui pourrait arrêter la transformation, autrement le corps sait que le travail continuera, continuera… Et ce cri encore : Il y aura un miracle ! Mais lequel, je ne sais pas.

1971·20.30 €·405 pages

Tome 13

Avant de mourir, le mensonge se déchaîne. Pourtant les gens ne comprennent que la leçon de la catastrophe. Est-ce qu’il faudra qu’elle vienne pour qu’ils ouvrent leurs yeux ? C’est l’année du Watergate, le voyage de Nixon à Pékin, l’assassinat des athlètes israéliens à Munich, le premier embargo pétrolier. C’est le dernier chemin de Mère. Un chemin parcouru de petits cris déchirants et de visions fulgurantes. La fin d’un monde, le début d’un autre… si nous le voulons ou même si nous ne le voulons pas. Parfois, c’est tellement nouveau et inattendu que c’est presque douloureux. Et nous lui demandions : « Mais est-ce un état en dehors de la Matière ? » – Je ne sors pas de la vie matérielle, mais… elle apparaît autrement. Mais c’est drôle. Et c’est PHYSIQUE, c’est cela qui est extraordinaire ! Comme si le physique se dédoublait… Un nouvel état dans la Matière. Et alors régi par quelque chose qui n’est pas le soleil, je ne sais pas quoi… Je touche à un autre monde. Une autre manière d’être… dangereuse mais merveilleuse. Et comme nous écoutions son petit souffle haletant, de plus en plus haletant, qui semblait venir d’un autre côté du monde : Il n’y a pas de différence entre la vie et la mort. Ce n’est ni la vie ni la mort, c’est… quelque chose. Tu comprends, ce n’est pas la mort qui disparaît : LES DEUX sont en train de changer… en quelque chose que l’on ne connaît pas encore, qui paraît à la fois extrêmement dangereux et tout à fait merveilleux. Et si la « mort » était seulement l’autre côté MATÉRIEL de notre bocal humain : un rivage ensoleillé pour une prochaine espèce ? Un nouvel état de deux côtés du monde où la vie ET la mort se changent en… autre chose ? Je marche sur une toute petite ligne très étroite. Et ce cri, cette supplique : Laissez-moi faire le travail ! Le 17 novembre 1973, elle s’éteignait – pourquoi ?

1972-1973·20.30 €·490 pages

Carnet de Laboratoire

Noté par Satprem

Condensé des 6000 pages de l’Agenda, dans lequel les recherches et découvertes de Mère sont présentées chronologiquement, réduites à leur cri essentiel.

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Posts by Sri Aurobindo

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Le Labeur d’un Dieu – A God’s Labour

Édition bilingue

Un célèbre poème de Sri Aurobindo, écrit en 1935-1936, et traduit par Satprem en 2004. L’expression de l’effort divin venu incarner la vérité et la beauté sur la terre.

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Savitri

Traduction de Satprem de l’épopée de Sri Aurobindo où celui-ci décrit son exploration. Comme le disait Mère, ce n’est pas de la littérature, ce n’est pas de la poésie ! C’est une description exacte, pas à pas, paragraphe par paragraphe, page par page, il n’en reste pas moins, comme le souligne Satprem en exergue que : “Jamais tant de secrets n’ont été dits avec tant de beauté.”

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Savitri

8 Livres

Livre I – Le Livre des Commencements

Le récit de la première phase du « Yoga du Roi » Ashwapati, le père de Savitri, qui cherche le moyen de délivrer le monde de l’Ignorance.
Comporte une introduction de Satprem.

1996·16.75 €·131 pages

Livre II – Le Livre du Voyageur des Mondes

Livre que Satprem introduit ainsi : « Le Roi Ashwapati, père de Savitri, le pionnier de l’espèce humaine, entreprend son exploration des plans de conscience et de leurs pouvoirs qui règnent sur notre conscience actuelle, clandestinement ou pour l’avenir. »

1997·21.80 €·275 pages

Livre III - Livre de la Mère Divine

Sri Aurobindo décrit la troisième phase du Yoga du Roi Ashwapati, celle où il n’aspire plus à une victoire pour lui-même, mais pour tous, à une réalisation universelle, à une création nouvelle. Et Satprem écrit : « Cette Création nouvelle », c’est la fin du « règne monstrueux », des « Abîmes Noirs » qui ont gouverné clandestinement notre humanité depuis des millénaires.

1998·9.65 €·72 pages

Livre IV - Le Livre de la Naissance et de la Quête & Livre - V - Le Livre de l'Amour

Le Livre IV raconte la naissance et la jeunesse de Savitri : La Flamme et la Passion, celle qui n’admet pas la Victoire de la Mort ni du Destin, écrit Satprem. Le Livre V est l’histoire de la rencontre de Savitri avec son compagnon, Satyavane, le symbole de l’âme de la terre descendue dans le royaume de l’Ignorance et de la Mort. Le Divin enfoui dans la Matière. Cette fois-ci, demande Satyavane, Savitri délivrera-t-elle la Matière de son hypnose et le corps de l’antique Loi de la Mort ?

1999·11.15 €·96 pages

Livre VI - Le Livre du Destin

Narad, le Chantre céleste, Le Voyant, qui connaît les trois temps, passé, présent et à venir, annonce le Destin de Savitri et de Satyavane.

1999·9.65 €·72 pages

Livre VII - Le Livre du Yoga

Ce Livre VII commence lorsque Savitri rejoint Satyavane, au cœur de la forêt. Savitri sait que les jours de bonheur sont comptés, et, écrit Satprem : « La douleur et le tourment de Savitri devant la mort attendue de Satyavane la préparent silencieusement à la découverte de l’âme et au Yoga. Une base inébranlable. »

2002·17.25 €·142 pages

Livres VIII, IX & X (en un volume)

Ce volume comprend l’émouvant Chant VIII, La Mort dans la Forêt, suivi du récit où toute vivante, Savitri emboîte le pas à la Mort qui conduit Satyavane dans Le Voyage dans la Nuit éternelle (Chant IX).
Mais surtout arrive l’heure du long et passionnant débat (Chant X) entre la fougueuse Savitri et la Mort, une lutte faite de paroles armées d’où la Mort, à laquelle Savitri oppose la toute-puissance de l’Amour, sort vaincue.

2003·17.25 €·152 pages

Livre XI - Le Livre du Jour Éternel

Le sous-titre de l’unique chant de ce Livre, Le Jour Éternel, Le Choix de l’Âme et l’Accomplissement Suprême, en révèle la clef : invitée, après sa victoire sur la Mort, à se dissoudre dans la félicité éternelle, Savitri repousse cette ultime tentation afin de revenir au monde matériel avec Satyavane pour y « soulever le destin de la Terre. »

2004·10.15 €·62 pages
Couverture "L'Inde et la Renaissance de la Terre"

L’Inde et la Renaissance de la Terre

Dans ces textes choisis peu connus, traduits de l’anglais, qui couvrent plus de cinquante ans (1893-1950), Sri Aurobindo exprime sa vision de ce pays unique qu’est l’Inde. Il y montre aussi sa foi prophétique en le rôle crucial que l’Inde est appelée à jouer, quelles que soient les apparences du moment.

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La Poésie future

Traduit de l’anglais, cet ouvrage comprend l’essai The Future Poetry où Sri Aurobindo développe ses idées sur l’art et la vie, ainsi qu’un ensemble de lettres sur la poésie à différentes personnes de son entourage elles-mêmes poètes.
Ce que la poésie de l’avenir nous offrira, nous dit Sri Aurobindo, ce n’est pas un aboutissement suprême ou final dans une direction particulière : c’est une nouvelle et plus haute évolution, une seconde et plus grande naissance des pouvoirs de l’homme, de son être, de son action et de sa création.

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Publications de Satprem

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Carnets d’une Apocalypse

Satprem rappelle que le mot « apocalypse », transcrit du grec, signifie simplement « mise à nu », « dévoilement ».

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Carnets d’une Apocalypse

17 Tomes

Tome 1 - 1973-1978

À propos de ce Tome 1, Satprem dit : « Tout de même, après beaucoup d’hésitations, nous avons voulu publier dans ce premier volume de mes Carnets quelques-unes des innombrables lettres écrites comme un cri d’appel pour “faire comprendre” qui était Mère, ce qu’Elle faisait, ce qu’Elle voulait pour la terre, et mes brèves notations succinctes et elliptiques des faits en cours. »
Et là nous sont révélées l’ampleur et l’acuité de la lutte engagée par Satprem et Sujata pour continuer l’Œuvre de Sri Aurobindo et Mère. En prologue Satprem note des Visions et Faits avant le départ de Mère, puis, après le départ de Mère, se déroule sous nos yeux ce combat qui commençait par la protection, puis l’édition, de l’intégralité de l’Agenda de Mère. C’est le récit extrêmement vibrant des difficultés de toutes sortes traversées à ce moment-là : la « bataille de l’Agenda » car, écrit Satprem :
« J’avais un Secret, allait-il être englouti une fois de plus sous les décombres d’une “civilisation” ou d’une autre ?
Et ailleurs, Il fallait DIRE. Personne ne savait ce qu’était ce prodigieux Agenda de Mère, le Pouvoir qu’il contenait – le Chemin. Cet unique Chemin au bout de tant de millénaires de Malheur, cette Réponse à nos âmes et à nos corps qui avaient tant brûlé en vain […]. Cette fois-ci la loi changeait, il fallait le dire, et le Moyen. »
S’il est vrai que ces années sont douloureuses, Satprem écrit aussi. « Et puis on voit cette Grâce prodigieuse qui vous porte à travers tout et en dépit de tout, qui fait venir juste à temps l’aide voulue […]. Alors, aussi, on s’aperçoit matériellement, physiquement, que LE CHEMIN EST FAIT, sinon, on n’aurait jamais pu faire un pas là-dedans.
Et il prévient : « Mais le But de ces Carnets, la vraie bataille restait devant moi : incarner, mettre dans mon propre corps ce qu’ils l’ont empêchée de faire toute vivante. […] Les Carnets qui suivront vous diront ce long cheminement dont on ne sait pas si c’est la mort ou le commencement d’une Vie nouvelle, pour la Terre et pour les hommes. »

1999·17.25 €·384 pages

Tome 2 - 1978-1982

En mars 1978, Satprem et Sujata quittent définitivement et avec soulagement Pondichéry, ils trouvent un endroit où vivre et travailler. C’est là et dans ce laps de temps de moins de quatre ans que Satprem va matérialiser les treize volumes de l’Agenda de Mère en français (achevés en juillet 1981), écrire GringoLe Mental des Cellules, répondre aux interviews dont l’une donnera lieu au livre Sept jours en Inde… On pourrait croire, à lire cette énumération que cet énorme travail a rempli chaque minute de ces années. Mais en lisant ce tome on découvre toute la préoccupation active de Satprem de la situation du monde, de l’Inde, d’Auroville aussi, au travers de nombreuses lettres où il place une intense énergie. Et puis, à peine l’endroit trouvé, dès les premiers jours, toutes les difficultés se lèvent : « La bataille de l’Agenda a pris des dimensions plus cruelles encore… » note Satprem. En 1982, Les coups étaient devenus si meurtriers que Satprem et Sujata pensent à quitter l’Inde, c’est sur cette recherche d’un nouvel endroit, faite de douloureuses expériences elles aussi, que se termine ce tome 2.
Cependant, avec et au travers des mille et une difficultés, « Le yoga des cellules se précise, dit Satprem. Je ne croyais pas encore avoir commencé cet “impossible” chemin du Corps nouveau, mais j’étais en plein dedans ! » À propos des symptômes physiques (très sérieux) qu’il traverse et qui pourtant ne laissent aucune trace, Satprem commente a posteriori qu’il commençait à s’apercevoir que c’était comme Mère. Et en effet au fur et à mesure de ces notes, visions et réflexions, le chemin se fait de plus en clair : « Il faut que j’essaie de VIVRE l’Agenda écrit-il. »

2000·17.25 €·320 pages

Tome 3 - 1982-1983

1982 : Le vrai travail commence.

1983 : L’année charnière – Ça va tourner.

C’est un très volumineux tome 3 (plus de 550 pages) qui nous entraîne pas à pas, jour après jour, à la découverte du vrai travail… et l’on plonge dans ces Carnets exactement comme l’on plonge dans l’Agenda de Mère.
Ce qui n’était encore qu’une « idée » ou une conjecture (la transformation), écrit Satprem au mois de mai 1982, « est devenu le seul fait pressant et impératif. Je ne sais pas comment me débrouiller là-dedans, je sais seulement qu’il y a une aspiration impérieuse, inévitable, irréversible pourrais-je dire, et que c’est devenu une sorte de nécessité physique, de besoin dans le noir, et que je ne pourrais plus faire autre chose. Je ne connais aucune direction, je ne sais pas où je vais, mais en quelque sorte cela importe peu, ce qui importe c’est cette exclusive concentration et ce déroulement d’un besoin presque physique qui contient ou doit contenir sa propre direction inéluctable. C’est une sorte d’éveil de l’aspiration dans la conscience physique et ça se meut selon sa propre loi inconnue (pour moi). Tout ce que je sais, c’est que je veux vivre là-dedans exclusivement. Tout ce que je sais mentalement et presque physiquement, c’est la nécessité de produire un premier échantillon terrestre de la nouvelle espèce – qu’un premier pas se fasse, qu’une première possibilité se manifeste comme un espoir concret et réalisable pour le reste des humains qui en sont capables. Il faut un espoir concret pour la terre et un signe évident de sa prochaine route – que tous puissent dire, même s’ils ne le peuvent pas encore : on va . C’est la seule chose évidente à faire, même si c’est impossible. »
De cet  impossible , Satprem dit autant qu’il peut, descelle avec sa plume comme il descelle dans l’expérience : avec spontanéité, directement. Comme Mère il nous dessine l’indicible, ce chemin inimaginable et pourtant si réel, un chemin épuisant et dangereux : « C’est ce fameux cocon mortel de la conscience physique qu’il faut dissoudre, et si merveilleux : Après trente-neuf ans d’une vie douloureuse, je commence une vie de merveille. »
Pour résumer, ce tome 3 entame la description de cette Vie nouvelle dans le corps […] vécue par Satprem qui s’exclame un jour : « Mère en a parlé, l’a dit, mais… le sentir, le vivre, c’est miraculeux. »

2001·17.25 €·576 pages

Tome 4 - 1984

 Partager, témoigner, Satprem, en plein milieu d’un quotidien fait de découvertes merveilleuses, mais aussi d’énormes difficultés et douleur, n’abandonne jamais la plume – même s’il est quelquefois tenté de le faire. Car ce qu’il vit depuis 1982, ne fait que se développer. Satprem apprend ce nouveau mode d’être dont Sri Aurobindo et Mère ont taillé le chemin :
     « Seulement au lieu que ce soit le mental qui comprenne, il faut que ce soit le corps qui comprenne. Et c’est la seule façon, il n’y en a pas d’autre. Il n’y en a pas d’autre. Il faut qu’il apprenne la vie nouvelle ; ce n’est pas dans un livre qu’on lui apprend la vie nouvelle : c’est en…mourant beaucoup de fois. Et en s’apercevant qu’il ne meurt pas. Et c’est en ayant des tas d’épreuves, qui sont vraiment tout à fait… c’est horrible, tout ce qu’il y a à traverser ; alors il apprend ; on apprend à sortir de ce cocon mortel, dans lequel… le monde est dans la loi de la Mort, com-plè-te-ment, du haut en bas. Alors il faut apprendre l’autre Loi – et comment l’apprendre, n’est-ce pas ? Ce n’est pas dans un livre qu’on peut apprendre ça.
Il faut le vivre. »

2002·20.30 €·672 pages

Tome 5 - 1985

Satprem continue de décrire la progression du travail qu’il a entrepris : « J’apprends à me laisser couler dans l’état impossible , écrit-il. L’ “évolution”, cela consiste à traverser des conditions impossibles pour les mécanismes d’une espèce considérée. Les conditions impossibles créent le mécanisme nouveau. »

2003·21.30 €·560 pages

Tome 6 - 1986-1987

Toute l’année 1986 et le mois de janvier 1987 dans ce nouveau volume du journal de Satprem : « Je me débats dans un mystère “humain” que ces Carnets cherchent constamment (ou prématurément) à dénouer, écrit-il. Une étrange situation mixte. »

2005·18.25 €·448 pages

Tome 7 - 1987

Suite du journal de Satprem, de février à décembre 1987. « On voudrait tellement que cette Misère terrestre puisse changer ! Radicalement. Il faut aller à la racine du Malheur, écrit Satprem qui mène une bataille pied à pied, obstinée car, dit-il : Ce qui m’intéresse, c’est l’ouverture totale. »

2007·18.25 €·332 pages

Tome 8 - 1988

Ce tome 8 couvre la totalité de l’année 1988. Satprem collecte inlassablement ses visions et expériences, le 4 avril, il note : « Il y a soixante-dix-huit ans, Sri Aurobindo arrivait à Pondichéry. “Il tirait les forces qui transmueront un âge.” Ces Forces sont là. C’est le mystère que vit ce corps. »

2009·18.80 €·364 pages

Tome 9 -1989

1989 : Satprem commence à écrire un avant-propos pour ses Carnets, avant-propos qui se transformera en un livre, La Révolte de la Terre  qui paraîtra aux éditions Robert Laffont début 1990. Cependant cette même année le perpétuel souci de Satprem, pour reprendre ses termes, de tenir des « annales » comme une mémoire des temps futurs, offre à ses lecteurs ce volumineux tome 9.

2011·21.30 €·544 pages

Tome 10 - 1990

« On est comme fait d’innombrables barbelés.
Naturellement les barbelés sont contre la liberté. C’est leur métier.
Et moi, je suis pour la liberté, c’est mon métier. »
Satprem, sans faillir, continue de faire « son métier » : de se donner à ce travail dans la conscience du corps vers cette autre mode d’Être dans la Matière et d’en relater les étapes.

2013·20.00 €·448 pages

Tome 11 - 1991

1991 : La première Guerre du Golfe, la fin de l’Union Soviétique… le monde secoué de toutes parts : Satprem vit au jour le jour les événements critiques du monde.

Physiquement, le pas à pas de son expérience « critique » continue : « Il y a quelque chose qui change de nature dans la Matière, ou qui est en train de changer de nature. »

2014·19.00 €·336 pages

Tome 12 - 1992

« J’aurais très envie d’écrire un “petit mémoire” qui s’intitulerait Évolution II », écrit laconiquement Satprem le 9 janvier de cette année 1992. Fin février ce mémoire est terminé et sera publié à l’automne par Robert Laffont. Bien avant la publication des premiers Carnets, Satprem y dévoilera, succinctement, mais très concrètement, « sa propre navigation » qu’il continue de décrire de façon détaillée dans ce tome 12.

2016·19.50 €·336 pages

Tome 13 - 1993

1993 : Satprem entreprend de traduire Savitri, l’immense poème épique de Sri Aurobindo. Toujours plongé dans « une lutte si féroce » pour sortir de « cet état humain misérable et nocturne », il fait part souvent et longuement à sa compagne Sujata de son parcours dans leurs conversations où l’humour est rarement absent, car la certitude est là : « Au fond de l’Évolution, il y a un Souvenir ensoleillé qui fait que ça pousse vers le Soleil — inéluctablement. »

2017·21.50 €·428 pages

Tome 14 - 1994

« De tout mon cœur et de toutes “mes” forces, je veux aller vers un autre système que cette horreur sordide, ignorante et animale dans laquelle est enfermé notre “système”. C’est de la pré-histoire. Je veux l’histoire vraie. » Les lecteurs de ces Carnets de Satprem savent sa détermination dont ce quatorzième volume témoigne une fois de plus, car, dit-il : « Quand on a traversé un camp de concentration, on ne voudrait pas que les petits arrière-enfants d’une autre galaxie recommencent cette histoire. »

2019·21.50 €·396 pages

Tome 15 - 1995

Si son appréciation de l’état du monde autant que des périls que celui-ci encourt ne varie pas, Satprem nous laisse à lire ce qu’il ressent profondément dans sa traversée vers « l’inconnu » : « Mais c’est étrange (ou pas), plus on s’approche des temps futurs, plus on retrouve un passé très-très lointain, millénaire, comme si le futur rejoignait le passé, ou le Commencement éternel qui fait tout — et recrée tout. Une longue préparation de… quelque chose d’autre. »

2021·20.00 €·308 pages

Tome 16 - 1996

Satprem avance inlassablement sur sa route et la décrit tout aussi inlassablement, et en fin d’année l’envie le prend d’écrire encore quelque chose dans son inclination invariable à « dire aux gens : vous pouvez changer votre vie, vous pouvez vous accorder à une autre tonalité, il y a des portes sur le Large et une Ancre de Lumière sous tout ce vacarme insensé. » Ce sera La Clef des Contes qui paraîtra aux Éditions Robert Laffont en 1997.

2022·20.00 €·300 pages

Tome 17 - 1997-1998

Satprem poursuit sans relâche sa quête de Beauté et de plénitude pour ses frères humains : « chanter-chanter, dire ce ’’pays d’ailleurs’’ – enchanter le cœur des hommes en leur disant leur secret… Et puis comme une supplique : Ma prière désespérée (ou espérante) : qu’on SORTE, qu’on sorte de ce Malheur ‘’humain’’. Et toujours cette étroite relation entre son expérience et le corps terrestre : C’est une telle Tempête de Foudre dans mon corps, qu’est-ce qui va se passer ? Dehors, c’est comme un suicide mondial.»

2025·23 €·465 pages

L’Oiseau Doël

Doël ou le prochain oiseau sur la terre. Sous forme de conte poétique, L’Oiseau Doël est une nouvelle description du cheminement de Satprem, particulièrement dans les années 80 et 90. Peut-être le plus intime de ses écrits, ce livre vit le jour en 1999. Si d’autres projets éditoriaux de Satprem avaient pris le pas jusqu’à son départ en avril 2007, il n’avait jamais abandonné l’idée de la publication de ce manuscrit, qu’il nous a laissé entièrement prêt à cet effet.

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La Philosophie de l'amour

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Satprem décrit ici, en une sorte de condensé, le parcours et le besoin de l’âme et du cœur qui mènent à retrouver l’Amour qui a créé les mondes, et la découverte au centre des cellules de ce « quelque chose qui re-connaissait et naissait à son premier Soleil », « son premier enchantement sous les étoiles ».

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